Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

CHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSE

« Le regard de l’enfant est direct et ouvert, les enfants n’ont pas de barrière. L’âge avançant, on a peur de plein de choses. On souscrit des assurances. Plus on grandit, plus on s’enferme. Penser le monde comme un enfant ouvre les portes. Je suis un grand enfant, je crois tout ce qu’on me raconte ».

PETITE BIOGRAPHIE

Chen Jiang Hong est né en 1963 en Chine. Son enfance, où il vit avec sa mère et ses grands-parents est marquée la Révolution Culturelle (1966-1976) et par l'absence de son père qui va beaucoup joué dans la réalisation de ses albums. Il s’en imprègne pour l’album « Petit Aigle ». Ses premiers dessins sont réalisés sur le sable et représentent des silhouettes, des visages à défaut d’avoir du papier à sa disposition.

Durant 6 ans, il suit des études aux Beaux Arts de Pékin avant d’arrivée en France en 1987. Il est peintre, sculpteur et illustrateur pour la jeunesse. C'est dans son pays natal qu'il s'initie à la technique précieuse des Maîtres anciens, il met à profit son expérience pour réaliser ses dessins. Il utilise des pinceaux et l’encre de chine directement sur le papier. Chen adore les couleurs suivantes : Rouge, Noire et blanc. Avant de faire des albums, le peintre vit de ses dessins.

CHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSECHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSE

Il voit son style évoluer vers une appréhension plus directe de la vie d'aujourd'hui. Alliant la tradition et la modernité, son travail s'est enrichi par la diversification des supports d'expression. Son geste puise sa force dans un espace proche de la tradition par la technique, mais se veut néanmoins libre de toute contrainte. C'est avec force qu'il revendique son identité, par ses peintures dont le reflet intérieur révèle la croisée des chemins de l'Orient et de l'Occident.

CHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSE

Chen va d’abord illustré les récits des autres, puis, sur les conseils de son éditeur (’École des Loisirs), il s’est mis à imaginer ses propres albums. C’est en rencontrant Marcus Osterwalder avec qui il a collaboré pour son premier album qu’il a découvert plusieurs illustrateurs comme Maurice Sendak, Tomi Ungerer et Arnold Lobel. Écrire en français fut difficile, au début.Mais après avoir travailler au prêt de différents auteurs, il a appprit. Au fur et à mesure la narration s’est libérée avec des textes plus courts, il réalise de merveilleux albums. On ressent bien sa culture chinoise dans ses œuvres que ce soit dans les albums ou bien les recueils de contes traditionnels. Actuellement il vit à Paris et expose dans les galeries d’Arts.

CHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSE

On ne raconte pas des histoires aux enfants de façon anodine. Le passé de l’auteur se confronte au monde contemporain. Le démon de la forêt décrit la rencontre entre deux "anormalités", un enfant exclu par son entourage et une créature surnaturelle. Pour le Chinois installé en France, cette parabole sur la différence et la place de la spiritualité dans notre société de consommation était importante.

Dans l’œuvre de Chen, la notion de transmission (de la connaissance, du savoir-faire) est centrale. Il vante d’ailleurs la vertu du travail et se considère comme artisan avant d’être un artiste. Il se dit « effaré » de ce que qu’on enseigne aux Beaux-arts aujourd’hui, le concept plutôt que la technique. Et puis, « il y a beaucoup d’artistes ou d’écrivains ratés qui pensent pouvoir réussir des ouvrages pour la jeunesse. Faux. C’est difficile, magnifique et subtil quand c’est réussi. Les enfants saisissent cela ».

CITATIONS DE CHEN JIANG HONG

CHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSE

« Je ne fais pas — seulement — des livres pour mon ego, pour ma carrière, mais parce que j’ai quelque chose à dire. Je le dis de voix ferme, haute et exigeante, sinon je me tais ».

« J’écris avec mes dessins et j’illustre avec mes textes. J’aime le décalage entre les mots et les images ; ça donne une autre dimension, un dynamisme ».

« Le regard de l’enfant est direct et ouvert, les enfants n’ont pas de barrière. L’âge avançant, on a peur de plein de choses. On souscrit des assurances. Plus on grandit, plus on s’enferme. Penser le monde comme un enfant ouvre les portes. Je suis un grand enfant, je crois tout ce qu’on me raconte ».

« Chaque individu porte une culture de par sa naissance, c’est son identité. J’ai quitté la Chine et absorbé beaucoup de choses qui lui étaient étrangères. Quand on a quitté son pays, on a un regard peut-être plus objectif sur sa propre culture. Je voulais partager ça, faire voyager à travers mes livres. Il y a aussi toutes mes expériences personnelles mais ce ne sont pas des clichés, des chinoiseries. C’est dangereux de s’appuyer sur l’exotisme ».

CHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSE

Rencontre avec Chen Jiang Hong

Service Presse du Consulat général de France à San Francisco. L'artiste Chen Jiang Hong lors de l'un de ses cours à des étudiants de San Francisco.

Chen Jiang Hong est né en 1963, en Chine, où il passe son enfance et son adolescence. Il s’est formé aux Beaux-Arts de Pékin avant de partir poursuivre ses études à Paris. Il vit et travaille dans la capitale française depuis 18 ans. Rencontre dans son atelier-galerie au 103, rue Quincampoix. Par Sylvie Neeman, AROLE

Chen Jiang Hon, qu’est-ce que cela signifie, être enfant en Chine pendant la Révolution culturelle?

Chen Jiang Hong : C’était une période très douloureuse ; j’avais 3 ans, et cela a duré jusqu’à mes 13 ans. Mon père a été obligé de partir à la campagne, ma mère travaillait tout le temps et je vivais avec mes grands-parents. Cela signifie vivre sans aucun livre, aucune image – seuls les livres de propagande étaient autorisés, tous les autres étaient interdits ou brûlés.

De quand date alors votre intérêt pour le dessin, pour les images précisément ?

Dans ma chambre, il y avait un mur sale, délabré, qui n’avait pas été repeint depuis longtemps ; je passais des heures à imaginer des formes, des silhouettes, des visages à partir des taches et des aspérités de ce mur. Et puis ma sœur, de six ans mon aînée, m’apprenait à dessiner lorsqu’elle rentrait de l’école; nous dessinions par terre, parce que le papier était trop cher, et mon grand-père, qui disait qu’on peut tout savoir d’une personne lorsque celle-ci a 3 ans, eh bien mon grand-père affirmait en voyant mes dessins « mon petit-fils sera quelqu’un. »

Pourquoi Paris, précisément ?

Pour Montmartre, Montparnasse, les musées, le Louvre, la vie de bohémien de l’artiste… Je suis resté une année aux Beaux-Arts de Paris, puis très vite j’ai exposé mes premières œuvres, en 1988.

Vous ne parliez ni n’écriviez le français, en arrivant à Paris ; comment avez-vous pu suivre les cours ?

Je maîtrisais l’anglais, donc j’arrivais à copier ce que les enseignants écrivaient au tableau, puis chez moi je sortais mon dictionnaire et j’essayais de comprendre. J’ai appris le français en 3 ou 4 mois…

Vous êtes donc peintre, vous exposez vos œuvres, comment en êtes-vous venu à créer des livres pour les enfants ?

Les livres pour enfants, c’est un pur hasard. J’ai été un jour contacté par Marcus Osterwalder, de L’Ecole des loisirs, qui cherchait un illustrateur chinois pour un ouvrage de la collection documentaire Archimède. Il m’a beaucoup aidé, beaucoup corrigé. Je suis très heureux d’être passé par là, par le documentaire, par cette école de réalisme, de précision, par le regard scientifique rigoureux qu’exige cette collection. Cela m’a permis de construire cette notion de « réalité mentale » indispensable à toute création. C’est vraiment Marcus Osterwalder qui m’a fait découvrir la littérature pour la jeunesse ; j’avais sauté, pour les raisons que je vous ai dites auparavant, cette période de la première lecture, cette découverte des albums, et tout ça j’ai pu le vivre à l’âge de 30 ans avec un plaisir immense, comme une petite revanche sur la vie : des livres, je n’en ai pas eu, mais aujourd’hui j’en fais.

Vous maîtrisez l’art traditionnel chinois – par exemple, pour Le cheval magique de Han Gan, vous avez peint les illustrations sur de la soie, comme le vrai Han Gan, qui vivait il y a plus de 1200 ans et à qui vous rendez hommage dans ce magnifique ouvrage –, vous le faites connaître aux jeunes Européens et ils y sont très sensibles. Comment expliquez-vous cela ?

C’est bien sûr une autre esthétique et souvent, les enfants me disent qu’ils aiment mes livres parce que « c’est bien dessiné ». Quand je leur demande ce que ça veut dire, « bien dessiné », ils disent que « c’est presque réel », je crois que c’est ça qui leur plaît avant tout…

Toujours à propos de la tradition, la relation entre les générations, de même que la notion de transmission sont très importantes dans vos histoires qui mettent en scène, par exemple dans Petit Aigle et Le cheval magique de Han Gan, un maître et son jeune disciple. Un engagement personnel très fort est aussi demandé à l’enfant ; tout ceci est bien moral, finalement, or la morale n’est plus tellement à la mode, il me semble, en littérature de jeunesse…

C’est vrai, mais je ne veux pas devenir moralisateur ! Et pourtant, il y a une morale…Vous savez, quand je pense à ma vie, je constate qu’à chaque fois que j’ai souhaité quelque chose, j’ai dû me battre très fort pour l’avoir ; d’ailleurs à l’âge de 5 ans, j’avais compris cela, que si je voulais arriver à quelque chose, ce serait possible, mais ce serait aussi difficile. Et puis il y a aussi que la Chine d’aujourd’hui représente bien peu de valeur à mes yeux : toute cette culture, toute cette civilisation que j’évoque dans mes livres se perdent aujourd’hui ; comme se perdent les valeurs d’engagement, de respect des autres, de travail…

Vos livres sont-ils publiés en Chine ?

Non. De telles parutions, avec une traduction, coûteraient beaucoup trop cher. Le problème du piratage est tel, en Chine, que malgré l’immense marché, l’immense potentiel de lecteurs, les éditeurs ont beaucoup de peine à tourner.

Que lisent aujourd’hui les petits Chinois ?

Absolument de tout, des mangas, des contes d’Andersen, des traductions de l’étranger, des contes traditionnels ; c’est très ouvert désormais.

Les enfants d’aujourd’hui ne sont-ils pas trop gâtés du point de vue des images, précisément ? Ne sont-ils pas à présent entourés de trop d’images, et ceci au détriment du sens, de l’émotion? Vous, c’est peut-être d’avoir été privé de tout cela qui a nourri votre passion pour l’art…

Je ne suis pas inquiet pour les enfants d’aujourd’hui, non. Il y en a trop, certes, de ces images dont on nous abreuve à longueur de journée, mais je fais confiance aux enfants, ils font le tri ; il y en a qui vont et viennent, la plupart de ces images ne restent pas.

Nous nous intéressons, dans ce numéro de Parole, à la famille ; que pouvez-vous nous dire de la famille chinoise d’aujourd’hui? Existe-t-il toujours le principe de l’enfant unique?

Oui, toujours, et d’ailleurs les gens ont de moins en moins envie d’avoir des enfants. Les parents travaillent énormément, les enfants aussi, parce que l’école est très sévère, il y a sans arrêt des concours, des sélections, la vie des enfants est vraiment difficile. En revanche, ils ont à présent cette liberté totale en ce qui concerne leurs lectures.

Peut-on, en usant de techniques anciennes, raconter une histoire moderne ? Ou bien la technique influence-t-elle la narration ?

Bien sûr, on peut faire cohabiter technique ancienne et narration moderne, je m’y emploie, justement. J’ai cette maîtrise de la technique traditionnelle, mais je veux me tourner vers plus de surprises, une narration plus pointue. Comment grandir, comment surmonter la peur de grandir, c’est vers cela que je veux évoluer, aider l’enfant à grandir. Pour faire un bon livre, il faut une belle histoire. Je veux garder cette qualité d’images, que je sais bien maîtriser, mais ajouter une narration plus forte. Il faut une histoire forte, une émotion forte, des dessins forts. Ainsi, à cette condition, on peut lire et relire le livre – voyez Max et les Maximonstres, de Maurice Sendak…

Vous pensez donc qu’il existe une universalité du message de l’art, et ce au-delà des attentes des lecteurs, qu’ils vivent d’un côté ou de l’autre de la planète…

Oui, effectivement. Mais cela dépend beaucoup de la sensibilité de l’artiste. Certains tableaux peuvent ne pas être compris par les Occidentaux, parce qu’on ne parle pas la même « langue » artistique. Mais je suis persuadé que l’émotion, elle, est universelle. Vous savez, mes livres ne sont pas ceux d’un « vrai Chinois ».

Faut-il voir une nostalgie de votre culture d’origine dans votre si grand intérêt pour les arts anciens ?

Certainement, mais aussi une envie de partager cela avec d’autres, et en particulier avec des enfants. Et ces livres, je les fais pour moi aussi.

Vous avez une façon très particulière, très originale, de découper vos images dans la page ; vous travaillez par séquences, par segmentation, parfois même vous segmentez une image sans que cela s’avère absolument nécessaire dans l’économie de la page. Pourquoi cette technique ?

La segmentation, souvent, vient du fait que je n’ai pas assez de pages à ma disposition, c’est une simple limitation pour des raisons pratiques, il faut que j’en dise plus sur moins de pages. Par exemple, dans Petit Aigle, j’aurais voulu montrer les quatre saisons sur quatre pages, mais j’ai dû le faire sur deux, donc j’ai fragmenté. Mais les découpages peuvent aussi amener des effets intéressants pour la narration. Cela permet de montrer ceci au premier plan, puis cela, de cadrer de telle façon, d’accélérer les choses. Je renforce la narration par les images. Et je vais faire des bandes dessinées. Justement parce que je suis fasciné par cette technique des séquences / découpages…

C’est donc un de vos projet, la BD ; y en a-t-il d’autres ?

Pour l’instant, je travaille à un projet entre la bande dessinée et le manga. Ce sera un livre sur mon enfance, je veux raconter mon enfance en images, mais avec tout de même un peu plus d’écriture que d’habitude. Et puis en septembre sortira à L’Ecole des loisirs un nouvel album, Le Prince Tigre… Et il y a aussi mes expositions de peinture.

En tant que lectrice occidentale, je vois dans votre dernier album, Lian, des références, des clins d’œil nombreux ; par exemple à Cendrillon, car Lian doit absolument être de retour dans sa fleur de lotus avant minuit, ou encore à Pinocchio, car à la fin de l’histoire, elle devient une vraie petite fille. Aviez-vous ces mêmes références en tête au moment d’écrire le texte ?

Non, je n’y ai pas pensé une seconde. En revanche, j’ai en tête de nombreux contes chinois, et je m’en inspire.

Une dernière chose : tout ce rouge, ce rouge profond de vos albums, d’où vient-il ?

Je ne sais pas d’où il vient exactement, mais c’est ma couleur, effectivement. Chez moi, dans mon appartement, les murs sont rouges. J’aime le rouge, et le noir... Attendez, je vais vous montrer des originaux de mes peintures, vous verrez le vrai rouge…

BIBLIOGRAPHIE EN TANTQU'AUTEUR/ILLUSTRATEUR AUX EDITIONS ECOLE DES LOISIRS

CHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSE

LA LEGENDE DU CERF-VOLANT

1997
Le jeune Dong-Dong a du chagrin: il a perdu son cerf-volant. Pour le consoler, son grand-père lui raconte une histoire qu'il n'oubliera jamais. Elle est pleine de poésie et de sagesse. Elle lui apprend que l'amour est comme un fil solide entre ceux qui s'aiment, et qu'il les sauve parfois en les élevant très haut. Désormais, chaque fois que Dong-Dong verra voguer un cerf-volant dans le ciel de la Chine ou d'ailleurs, il songera à la belle Ying-Ying et à son amoureux Ming-Ming, dont l'ingéniosité aérienne triompha jadis des appétits de l'Empereur.

Le jeune Dong-Dong a du chagrin: il a perdu son cerf-volant. Pour le consoler, son grand-père lui raconte une histoire qu'il n'oubliera jamais. Elle est pleine de poésie et de sagesse. Elle lui apprend que l'amour est comme un fil solide entre ceux qui s'aiment, et qu'il les sauve parfois en les élevant très haut. Désormais, chaque fois que Dong-Dong verra voguer un cerf-volant dans le ciel de la Chine ou d'ailleurs, il songera à la belle Ying-Ying et à son amoureux Ming-Ming, dont l'ingéniosité aérienne triompha jadis des appétits de l'Empereur.

JE NE VAIS PAS PLEURER!

1998
En Chine, pour un enfant, aller au marché est toujours une grande fête. On y rencontre une foule de gens, on y voit toutes sortes de choses, on s'y amuse et surtout on s'y régale. Bïn Bïn court de stand en stand : le vendeur de délicieuses nouilles, la troupe des chanteurs d'opéras, le monsieur qui fabrique des figurines en sucre soufflé et aussi... mais Bïn Bïn ne retrouve plus ses parents dans tout ce monde. Que faire tout seul au milieu du grand marché?

En Chine, pour un enfant, aller au marché est toujours une grande fête. On y rencontre une foule de gens, on y voit toutes sortes de choses, on s'y amuse et surtout on s'y régale. Bïn Bïn court de stand en stand : le vendeur de délicieuses nouilles, la troupe des chanteurs d'opéras, le monsieur qui fabrique des figurines en sucre soufflé et aussi... mais Bïn Bïn ne retrouve plus ses parents dans tout ce monde. Que faire tout seul au milieu du grand marché?

DRAGON DE FEU

2000
"Qu'est-ce que c'est au juste qu'un dragon?" demande le jeune Dong-Dong à son grand-père. Celui-ci lui explique que le dragon est un animal fabuleux, qui était assez mal vu en Occident au Moyen Âge, mais qu'on a toujours vénéré en Orient. En Chine, on a même une raison très précise de lui être reconnaissant et de le célébrer chaque année. "Voici laquelle..." Heureusement, il y aura toujours (en Chine et ailleurs) des grands-pères qui prendront plaisir à raconter de belles légendes à leurs petits-fils.

"Qu'est-ce que c'est au juste qu'un dragon?" demande le jeune Dong-Dong à son grand-père. Celui-ci lui explique que le dragon est un animal fabuleux, qui était assez mal vu en Occident au Moyen Âge, mais qu'on a toujours vénéré en Orient. En Chine, on a même une raison très précise de lui être reconnaissant et de le célébrer chaque année. "Voici laquelle..." Heureusement, il y aura toujours (en Chine et ailleurs) des grands-pères qui prendront plaisir à raconter de belles légendes à leurs petits-fils.

ZHONG KUI

2001
Ce soir est un grand soir pour le jeune Bïn Bïn, que ses parents emmènent assister à une représentation de l'Opéra de Pékin. Quand le rideau s'ouvre, c'est sur un monde fantastique où le Bien et le Mal s'affrontent en un combat dont l'issue n'est pas certaine. En Chine comme ailleurs, le théâtre s'inspire beaucoup de ce qui se passe dans la vie réelle... Retrouvez Bïn Bïn dans "Je ne vais pas pleurer!".

Ce soir est un grand soir pour le jeune Bïn Bïn, que ses parents emmènent assister à une représentation de l'Opéra de Pékin. Quand le rideau s'ouvre, c'est sur un monde fantastique où le Bien et le Mal s'affrontent en un combat dont l'issue n'est pas certaine. En Chine comme ailleurs, le théâtre s'inspire beaucoup de ce qui se passe dans la vie réelle... Retrouvez Bïn Bïn dans "Je ne vais pas pleurer!".

PETIT AIGLE

2003
Cette histoire se passe en Chine, il y a très, très longtemps. Un soir d'hiver, Maître Yang, un grand sage, rentre chez lui en serrant dans son manteau un petit garçon à demi mort de froid. Ce garçon est orphelin. Maître Yang prend soin de lui et se charge de son éducation. Une nuit, le garçon découvre que Maître Yang connaît la boxe de l'Aigle et qu'il la pratique à la perfection. Dès lors, chaque nuit, il se cache pour observer Maître Yang, et répète tous les mouvements qu'il voit jusqu'à les savoir par coeur. Quand Maître Yang s'en aperçoit, sa première réaction est la colère. Mais l'enfant est si doué qu'il décide de faire de lui son disciple. C'est le début d'un apprentissage terriblement long et difficile, qui permet d'acquérir des capacités exceptionnelles...

Cette histoire se passe en Chine, il y a très, très longtemps. Un soir d'hiver, Maître Yang, un grand sage, rentre chez lui en serrant dans son manteau un petit garçon à demi mort de froid. Ce garçon est orphelin. Maître Yang prend soin de lui et se charge de son éducation. Une nuit, le garçon découvre que Maître Yang connaît la boxe de l'Aigle et qu'il la pratique à la perfection. Dès lors, chaque nuit, il se cache pour observer Maître Yang, et répète tous les mouvements qu'il voit jusqu'à les savoir par coeur. Quand Maître Yang s'en aperçoit, sa première réaction est la colère. Mais l'enfant est si doué qu'il décide de faire de lui son disciple. C'est le début d'un apprentissage terriblement long et difficile, qui permet d'acquérir des capacités exceptionnelles...

Le petit garçon n'avait peur de rien. Il enfila ses chaussons, s'élança dans la nuit, grimpa au mûrier et découvrit, médusé, Maître Yang en train d'exécuter les mouvements de la boxe de l'aigle.

Extrait

LE CHEVAL MAGIQUE DE HAN GAN

2004
Quand il était petit, Han Gan adorait dessiner. Il aimait par-dessus tout dessiner des chevaux, et toujours il voulait qu'ils aient l'air le plus vivant possible. Il était si doué que l'Empereur entendit parler de lui, et le fit entrer à l'Académie des peintres officiels. Mais là, Han Gan ne voulut peindre que des chevaux, et toujours attachés. Quand ses collègues lui demandèrent pourquoi, il répondit que ses chevaux étaient si vivants qu'ils pourraient sortir du papier. Une nuit, un valeureux guerrier vint frapper à la porte de Han Gan. Il lui dit que le pays était en danger, qu'il devait partir se battre demain, et lui demanda de faire apparaître pour lui le plus fougueux et le plus vaillant des coursiers. Han Gan se mit au travail... Il ne savait pas encore qu'il allait donner vie cette nuit-là à un cheval invincible, au caractère noble et indomptable.

Quand il était petit, Han Gan adorait dessiner. Il aimait par-dessus tout dessiner des chevaux, et toujours il voulait qu'ils aient l'air le plus vivant possible. Il était si doué que l'Empereur entendit parler de lui, et le fit entrer à l'Académie des peintres officiels. Mais là, Han Gan ne voulut peindre que des chevaux, et toujours attachés. Quand ses collègues lui demandèrent pourquoi, il répondit que ses chevaux étaient si vivants qu'ils pourraient sortir du papier. Une nuit, un valeureux guerrier vint frapper à la porte de Han Gan. Il lui dit que le pays était en danger, qu'il devait partir se battre demain, et lui demanda de faire apparaître pour lui le plus fougueux et le plus vaillant des coursiers. Han Gan se mit au travail... Il ne savait pas encore qu'il allait donner vie cette nuit-là à un cheval invincible, au caractère noble et indomptable.

LIAN

2004
Monsieur Lo est un pêcheur solitaire. Sa jonque est sa maison. Il est triste, cette année le poisson est rare. Un jour, pour le remercier de lui avoir fait traverser le fleuve, une vieille vieille femme lui offre quelques graines de lotus. Ces graines sont particulières, elles viennent de la gueule d'un dragon. Monsieur Lo les plante, et voilà qu'un champ de lotus pousse en l'espace d'une nuit. Une mélodie s'élève doucement. L'une des fleurs illumine l'obscurité. Entre les pétales de cette fleur apparaît une petite fille. C'est Lian. Lian aussi est particulière. Elle a un don précieux. Elle peut d'un geste changer les choses, changer la vie des gens. À cause de ce don, elle est en danger...

Monsieur Lo est un pêcheur solitaire. Sa jonque est sa maison. Il est triste, cette année le poisson est rare. Un jour, pour le remercier de lui avoir fait traverser le fleuve, une vieille vieille femme lui offre quelques graines de lotus. Ces graines sont particulières, elles viennent de la gueule d'un dragon. Monsieur Lo les plante, et voilà qu'un champ de lotus pousse en l'espace d'une nuit. Une mélodie s'élève doucement. L'une des fleurs illumine l'obscurité. Entre les pétales de cette fleur apparaît une petite fille. C'est Lian. Lian aussi est particulière. Elle a un don précieux. Elle peut d'un geste changer les choses, changer la vie des gens. À cause de ce don, elle est en danger...

L'injustice, la cupidité et la cruauté ne triomphe pas. Sèche tes larmes, va et sauve Monsieur Lo.

Extrait

LE PRINCE TIGRE

2005
Au coeur de la forêt profonde, la Tigresse pleure la mort de ses petits. Des chasseurs les ont tués. Depuis, elle rôde autour des villages, le coeur empli de haine et de chagrin. Un soir, elle détruit les maisons, dévore les hommes et les bêtes, mais cela n'apaise pas sa colère, au contraire. Le pays est plongé dans la terreur. Le roi consulte la vieille Lao Lao, qui lui déconseille formellement de lever une armée. Une seule chose, selon elle, peut apaiser sa colère. Le roi doit lui donner son fils unique, Wen. Le roi et la reine ont le coeur brisé. Wen est si petit! Son père l'accompagne pourtant aux abords du territoire de la Tigresse. «Je n'ai pas peur», dit-il à son père. Il marche longtemps, puis, fatigué, s'endort au pied d'un arbre. Déjà la Tigresse a senti son odeur...

Au coeur de la forêt profonde, la Tigresse pleure la mort de ses petits. Des chasseurs les ont tués. Depuis, elle rôde autour des villages, le coeur empli de haine et de chagrin. Un soir, elle détruit les maisons, dévore les hommes et les bêtes, mais cela n'apaise pas sa colère, au contraire. Le pays est plongé dans la terreur. Le roi consulte la vieille Lao Lao, qui lui déconseille formellement de lever une armée. Une seule chose, selon elle, peut apaiser sa colère. Le roi doit lui donner son fils unique, Wen. Le roi et la reine ont le coeur brisé. Wen est si petit! Son père l'accompagne pourtant aux abords du territoire de la Tigresse. «Je n'ai pas peur», dit-il à son père. Il marche longtemps, puis, fatigué, s'endort au pied d'un arbre. Déjà la Tigresse a senti son odeur...

J’ai dû lutter pour imposer mes images. On me disait : tu vas faire peur à tous les enfants et toutes les mères. Il faut que ce soit doux, mignon, il faut des Martine. Ben non, je ne sais pas faire des Martine.

Chen Jiang Hong

LE DEMON DE LA FORÊT

2006
Le petit Ran n'a pas de parents. Il a été trouvé près d'une pierre en forme d'oeuf. C'est Naï Naï, une femme déjà âgée qui a toujours désiré avoir un enfant, qui l'a découvert et recueilli. Ran serait-il né de cet oeuf de pierre? Peut-être, car il n'est pas comme les autres enfants. Il les effraie par sa force surhumaine. Même l'ours de la montagne s'enfuit devant lui. Mais il n'est pas d'enfant plus seul sur Terre, et Naï Naï s'inquiète tellement pour lui qu'elle adresse une prière aux dieux. Une nuit, Ran prend la lanterne de Naï Naï et se rend dans la forêt... Un démon aux pouvoirs extraordinaires l'y attend. Enfin Ran n'est plus seul, enfin il a trouvé un être plus fort que lui. Chaque nuit, il va retrouver le démon et vit avec lui des instants fabuleux. Mais le démon l'a prévenu: il ne restera pas. Lorsqu'il disparaît, Ran est désespéré et n'a plus goût à rien. Il en perd même sa force...

Le petit Ran n'a pas de parents. Il a été trouvé près d'une pierre en forme d'oeuf. C'est Naï Naï, une femme déjà âgée qui a toujours désiré avoir un enfant, qui l'a découvert et recueilli. Ran serait-il né de cet oeuf de pierre? Peut-être, car il n'est pas comme les autres enfants. Il les effraie par sa force surhumaine. Même l'ours de la montagne s'enfuit devant lui. Mais il n'est pas d'enfant plus seul sur Terre, et Naï Naï s'inquiète tellement pour lui qu'elle adresse une prière aux dieux. Une nuit, Ran prend la lanterne de Naï Naï et se rend dans la forêt... Un démon aux pouvoirs extraordinaires l'y attend. Enfin Ran n'est plus seul, enfin il a trouvé un être plus fort que lui. Chaque nuit, il va retrouver le démon et vit avec lui des instants fabuleux. Mais le démon l'a prévenu: il ne restera pas. Lorsqu'il disparaît, Ran est désespéré et n'a plus goût à rien. Il en perd même sa force...

MAO ET MOI

2008
Dans ce récit autobiographique, Chen se penche sur son passé. Il coule une enfance paisible en compagnie de ses grands-parents. Sa grand-mère cuisine, coud, élève des poules. Sa grande sœur sourde-muette lui apprend à dessiner. Et puis, un matin, la radio annonce que le président Mao a proclamé la Révolution culturelle. La propagande et les violences commencent. Il faut brûler les souvenirs et les livres. Les gardes rouges humilient en pleine rue intellectuels et propriétaires... Et voilà que, à huit ans, Chen doit à son tour devenir garde rouge. Chen a longtemps porté ce projet de livre autobiographique. Ce sont les enfants rencontrés en classe, curieux de son enfance, de la Chine et de son histoire contemporaine, qui l’ont convaincu de s’y lancer. Dans ce récit, Chen livre les faits bruts, sans porter aucun jugement, en montrant des générations sacrifiées sur l’autel du communisme, mais qui incarnaient un idéal sans équivalent dans le monde contemporain.

Dans ce récit autobiographique, Chen se penche sur son passé. Il coule une enfance paisible en compagnie de ses grands-parents. Sa grand-mère cuisine, coud, élève des poules. Sa grande sœur sourde-muette lui apprend à dessiner. Et puis, un matin, la radio annonce que le président Mao a proclamé la Révolution culturelle. La propagande et les violences commencent. Il faut brûler les souvenirs et les livres. Les gardes rouges humilient en pleine rue intellectuels et propriétaires... Et voilà que, à huit ans, Chen doit à son tour devenir garde rouge. Chen a longtemps porté ce projet de livre autobiographique. Ce sont les enfants rencontrés en classe, curieux de son enfance, de la Chine et de son histoire contemporaine, qui l’ont convaincu de s’y lancer. Dans ce récit, Chen livre les faits bruts, sans porter aucun jugement, en montrant des générations sacrifiées sur l’autel du communisme, mais qui incarnaient un idéal sans équivalent dans le monde contemporain.

"Mao est notre étoile salvatrice." Telle était la première phrase que la maîtresse écrivit au tableau. Puis elle distribua à chaque élève plusieurs manuels. Leur odeur d'encre fraîche m'enivra. Ils sortaient sans doute directement de l'imprimerie.

Extrait

BIBLIOGRAPHIE EN TANTQU'ILLUSTRATEUR AUX EDITIONS ECOLE DES LOISIRS

CHEN JIANG HONG - PEINTRE, ILLUSTRATEUR & AUTEUR CHINOIS POUR LA JEUNESSE
  • UN CHEVAL BLANC N'EST PAS UN CHEVAL BLANC - Lisa Bresner -1995
  • CONTES DE LA CARAÏBE . ORIYOU ET LE PÊCHEUR - Praline Gay-Para - 1999
  • CONTES DU LIBAN . LA FEMME-CHATTE - Praline Gay-Para - 2000
  • CONTES DE LA NUBIE . FANA LA DISCRETE - Ayyam Sureau - 2001
  • CONTES DU CAIRE . CE QUE J'AI DE PLUS PRECIEUX - Ayyam Sureau - 2001
  • CONTES EGYPTIENS . LE CHANT DU MOINEAU - Ayyam Sureau - 2001
  • CONTES LIBANAIS . BABOUT - Praline Gay-Para - 2001
  • ARCHIMEDE, RECETTE POUR ETRE UN GENIE - Susie Morgenstern - 2002
  • CONTES DES SANTALS . LA NAISSANCE DE L'HERBE SABBAÏ - O. Bodding - 2002
  • CONTES LIBANAIS . HASSAN LE BRAVE - Praline Gay-Para - 2002
  • CONTES DE LA MER CASPIENNE . LE SECRET DE SILAÏMA-SANS-NEZ - Anne-Marie Passaret - 2003
  • FOLLE JOURNEE DE CELESTE - Catherine Fauroux - 2003
  • CONTES JAPONAIS - L'HOMME AU MIROIR - Masahiro Inoue & Monique Sabbah - 2004
  • CONTES SANAN DU BURKINA FASO . LA FILLE CAILLOU - Suzie Platiel - 2004
  • CONTES DES MILLE ET UNE NUITS . TOME 1 : LE BOL DE GRENADE - Ayyam Sureau - 2005
  • CONTES DES MILLE ET UNE NUITS . TOME 2 : LE CHEVAL D'EBENE - Ayyam Sureau - 2005
  • CONTES DU CAMBODGE . LES DEUX FRERES ET LEUR COQ - Solange Thierry - 2005

VIDEOS DE CHEN JIANG HONG

Mes sources : Ecole des Loisirs, Librairies Jeunesse, L'oeil en marche et Contrebandes.

Tag(s) : #Articles, #Albums Enfants, #Auteurs, #Illustrateurs, #Chen Jiang Hong, #Littérature Chinoise